1
-La séance fut
d’entrée marquée, par ce que
j’appellerai, un
refus scandaleux du Maire, de
dire la vérité, toute la
vérité, rien que la vérité,
sur son
fiasco de Contrat
Rural.
Au
conseil précédent, Annie-France DURU avait bien
insisté
sur un terme précis : vote-t-on pour l’annulation
du complexe
sportif ou pour son report ? Philippe
Vernet pensait pouvoir mettre
le mot « report ou similaire »
afin de laisser croire à la population,
que le complexe sportif annulé, serait un jour
réalisé. Au conseil
précédent, le
vote s’est fait sur l’annulation et
comme par hasard sur le P.V. du conseil,
notre Secrétaire a remis le mot report(ou
similaire). Peut-être est-ce
une erreur !...
Alors,
ce 14/11/2008, Annie-France Duru a demandé la correction de
« cette petite coquille ».
Et
là, tout bêtement, Philippe Vernet a
montré qu’il était de
très mauvaise fois. Tout d’abord, il n’a
pas
accepté la rectification
du P.V., puis il s’est lancé dans une
rhétorique kafkaïenne, et a finalement
accepté de remplacer le mot erroné par « annulation
provisoire ». Ouf ! (pour lui) De
toute façon, il n’y aura pas
plus d’argent dans 1, 2 ou 3 années, en maintenant
de telles charges de fonctionnements
et si peu de recettes ! Les subventions accordées
puis refusées par la
commune(ce qui est certainement une première !),
seront bien difficiles à
réclamer à nouveau !...
Par
contre, à une autre question d’Annie-France Duru concernant
le dossier d’appel d’offre- qui a
coûté très cher au contribuable, et qui
est donc à mettre à la poubelle- Philippe Vernet
a répondu qu’il verrait
avec le Cabinet RIOTTE et qu’il y avait une solution.
Alors là, cette réponse est très
grave ! Elle
montre bien la méconnaissance de Philippe Vernet, du code
des marchés publics
du 7 janvier 2004.
Un projet classé SANS SUITE
n’est pas réutilisable.
Il ne faut pas confondre l‘INFRUCTUOSITE
d’un marché et un marché SANS
SUITE !!
Je
renvoie les habitants aux textes officiels du
gouvernement qui sont très clairs à ce sujet.
Je pense que le cabinet
RIOTTE, très professionnel, et très
apprécié dans notre région, ne tient pas
à se voir entraîné dans une
procédure illégale, relevant de
l’article 432-14 de
la réglementation N°5240 du 30/04/2004.
2
-Les
interventions de Monsieur De Natale sur les travaux, le
traitement de l’atrazine,
la station d’épuration,
la participation des 3 communes du
SCTEUCEO,etc. ont été si confuses
qu’il a été très difficile
à l’auditoire
de comprendre quoi que ce soit. J’ai cru un instant avoir
quelque trouble
mental, d’où mon inquiétude en rentrant
à mon domicile. Trop épuisé
après 8 heures
de cours et 1h 30 d’une séance d’un
conseil soporifique, j’ai tout de même eu
la force de marquer 2 mots sur
« un post-it » , afin de
travailler l’esprit un peu plus
clair: « EAU,
ÉPURATION ».
Le
lendemain, j’ai repris mes notes et mes archives ad hoc.
Je me suis aperçu alors, que
les dires
de notre 1er Adjoint relevaient, soit de
contradictions
préoccupantes, donc
d’incompétence chronique, soit, là
encore, de
fragilité mentale à
mettre
sur le compte d’une convalescence, qui à mon avis,
aurait nécessité un repos réparateur
bien plus long.
Þ
L’EAU
« POTABLE »
¨
Sur
l’eau, et surtout
sa
qualité actuelle :
-
Par principe de précaution,
dans les mairies où le seuil d’atrazine -
pesticide cancérigène - à
atteint le seuil de celui des Ormes
sur Voulzie, soit 0,17µg/litre- source Lyonnaise des Eaux ,juillet 2008-
( maxi
européen 0,10µg/litre), le Maire a
conseillé aux femmes
enceintes et aux enfants de ne
plus boire l’eau du robinet. Quid de notre
commune ?
¨
Sur
l’eau et la
participation aux frais d’installation du Skid de
traitement :
-
Impossible de savoir si la lourde facture sera
partagée entre 2 ou 3
communes !
Le
Maire de Chalmaison hésite encore à
participer à
l’aventure !...Je le comprends d’ailleurs
très bien !...
¨
Sur
la qualité de
l’eau aux
Ormes sur Voulzie, les autorités
sanitaires ont fait une mise en
demeure à la commune pour la réalisation des
travaux de traitement de
l’atrazine à échéance
…octobre 2008 denier délai puisqu'il a eu déjà report depuis 2006 !
-
N’oublions pas que ce projet
de traitement a débuté …en
2003 !...
Les
pesticides dans les eaux distribuées : une contamination réelle
Un
contrôle renforcé des pesticides dans les eaux avant traitement a été mis en
place par les DDASS sur la région. Dans ce cadre, jusqu’à 40 pesticides sont
recherchés au moins une fois par an sur plus de 94 % des captages. Si certains
pesticides tels que l’atrazine et ses
métabolites, le diuron
ou le métolachlore sont
présents dans tous les départements, d’autres apparaissent spécifiquement dans
certains d’entre eux, comme l’oxadixyl, le métoxuron en Charente.
Au
cours de l’année 2005, un peu moins de 12% de la population régionale (24% en
2001) a été concerné par une présence de pesticides, principalement les
triazines, mais qui n’impose pas de restriction d’utilisation de l’eau.
Contrairement
à l’année 2003, il n’y a pas eu en 2004 et 2005 de dépassement nécessitant une
interdiction de consommation.
Source :
DDASS/DRASS
|
Teneur
maximale annuelle 2005 en phytosanitaires sur l’eau distribuée en
Poitou-Charentes
|
|
en % de population
desservie dans
le département
|
A ≤ 0,1 µg/l*
|
0,1 < B1 ≤ 20% Vmax µg/l **
|
20% Vmax µg/l < B2 ***
|
|
Charente
|
95,4
|
4,6
|
0
|
|
Charente-Maritime
|
79,1
|
20,9
|
0
|
|
Deux-Sèvres
|
99,5
|
0,5
|
0
|
|
Vienne
|
84,5
|
15,5
|
0
|
|
Poitou-Charentes
|
88,1
|
11,9
|
0
|
* Aucun dépassement des exigences réglementaires pour les
pesticides analysés n’est constaté
** La situation B1 concerne les teneurs en phytosanitaires
comprises entre 0,1 µg/l et 20% des valeurs maximales retenues par l’OMS, elle
n’impose pas de restriction d’utilisation
*** La situation B2 montre la présence fréquente de produits
phytosanitaires, ou en quantité importante : elle implique que l’eau ne
doit pas être utilisée pour la boisson et pour la préparation des aliments.
Source : DDASS 16, DDASS 17, DDASS 79, DDASS 86, DRASS
- donc 3 situations possibles:
- A avec moins de 0,1µg/litre *
- B1 entre 0,1µg/litre et 20% des valeurs µg/litre **
- B2 supérieur à 20% des valeurs µg/litre µg/litre ***
La commune des Ormes est donc dans la situation B2 , avec des pics de 0,17µg/litre ( source Lyonnaise des Eaux juillet 2008) puisque elle est classée non conforme dès 2006.( voir document Lyonnaise des Eaux ci-dessous)
À moins
que les habitants des Ormes soient considérés comme plus
résistants aus pesticides que ceux des Charentes!!...
Þ
LA
STATION D’ÉPURATION ou
« L’ARLÉSIENNE »
DE L’ASSAINISSEMENT :
¨
Tergiversations sur la
Maîtrise d’Oeuvre :
Autant
dire que l’histoire de ce
projet aurait pu inspirer Georges Feydeau ou Eugène Labiche
en leur temps.
Initialement
prévue sur un
terrain qui n’appartenait pas à la commune, cette
station d’épuration a été la
source de moult réunions qui n’ont pas servi
à grand-chose.
Après
le terrain, ce sera la
maîtrise d’œuvre ( M.O)qui changera de
casquette à chaque réunion. Puis ce
seront les défaillances d’élus, puis
l’absence pour maladie de De Natale, et
depuis peu les explications plus ou moins hésitantes de
notre 1er
Adjoint au sujet de ladite M.O.
Je
vais donc tenter de renseigner,
clairement, les citoyens de notre village, sur
l’intitulé des protagonistes
du projet, et le planning
prévisionnel des travaux.
La
Maîtrise d’Oeuvre est
confiée à la DDE, Service Territorial
d’Aménagement Est de Seine et Marne,
arrondissement de Provins (la nouvelle organisation de la DDE
s’est faite le 1er
janvier 2007).
C’est
Monsieur Jean-Luc Suzanne
qui aura la responsabilité du pilotage du projet, et Monsieur
Pouloin,
projeteur, qui sera chargé des études. Avec mon
collègue Jean-Claude Charles,
tout comme moi professeur de Génie Civil, nous avons
rencontré Monsieur Pouloin
dans le cadre de l’organisation des visites de chantier pour
2009, à l’endroit
de nos étudiants.
La
construction de notre station
d’épuration devrait débuter au
printemps 2009 en même temps que
l’agrandissement de celle de Donnemarie- Dontilly.
Je
pense que ces travaux seront
très riches technologiquement pour de jeunes
« futurs » conducteurs
de travaux.
Le
financement de ces travaux ne
devrait pas poser de problème, le compte M 49
étant abondé depuis des années par les
3 communes, Chalmaison, Everly, Les
Ormes.
¨
Fonctionnement
ultérieur de
la station :
Par
contre, dans le prochain
budget, il sera nécessaire de prévoir
une participation aux frais de
fonctionnement, qui avec la gestion des boues, représentera
un poste non
négligeable.
3
Un
jumelage « light » ! Une
spécialité Ormoise !…
C’est
sans ironie, que
j’aborderai un point, qui revient sans cesse
à l’ordre du jour, et qui
est le comble du non respect apporté par Philippe Vernet,
à ses collaborateurs,
en les laissant travailler
pour rien.
Il
est bien évident que tout le
monde a compris que la commune ne serait jamais jumelée
à une autre commune et pourquoi :
-
mettre en place un jumelage,
oblige la commune à entrer dans un certain cadre
défini par des règles et des lois
européennes,
-
un
jumelage digne de ce nom
n’a rien à voir avec un échange.
Les échanges se sont toujours fait au
travers de missions de l’Éducation Nationale.
-
un jumelage est
nécessairement coûteux !
Les
premiers échanges se font
traditionnellement entre
les directions des 2 villages. Peut-on recevoir
une dizaine de personnes en leur disant que la commune
n’ayant pas d’argent,
ils n’oublient surtout pas leur sandwiches !!
Qui
paiera le transport des volontaires Ormois au Pays de Galles ? Qui aura les moyens
de recevoir
et de nourrir plusieurs personnes en des temps si difficiles ?
Qui paiera les visites incontournables à Provins, Paris, Fontainebleau,
Villeneuve le Comte ? Tous les étrangers sont demandeurs et il
sera bien difficile de leur expliquer que la commune n'a pas de budget
Je
ne pense pas que ce rêve de
jumelage soit une priorité pour notre village. Je
suis certain de la sincérité de Sabrina
Solohub, par contre, je trouve scandaleux que Philippe Vernet la laisse s'investir pour rien , alors qu'il sait très bien qu'il ne croit pas à ce projet.
Pour
terminer, je parlerai de mon
expérience sur ce sujet. J’ai eu, en 1979 la
lourde responsabilité de monter un
jumelage, avec les Pays-Bas. Le ministère m’avait
chargé de mission, pour mettre
en place, dans le cadre des échanges européens,
un partenariat entre Provins
et ‘Hertogenbosch.
L’entreprise
fut difficile,
coûteuse (mon budget prévisionnel,
était
à l’époque de 30 000 F par an
pour un voyage au Pays Bas et un accueil des
néerlandais en France, les personnes acceptant de loger et nourrir étant indemnisées).
Nous
allons fêter en 2009, les 30
ans de ce succès. La ville de Provins fera une
réception au Caveau du St Esprit
et je pense que la fête sera belle !...